vendredi 22 décembre 2006

LES COULEURS DE LA NUIT - CHAPITRE 1

Gris anthracite: la pluie




Dong Dong Dong Dong Dong Dong Dong Dong Dong Dong Dong Dong

Minuit. La mi-temps. En longues vibrations concentriques, le tympan de bronze du gros bourdon bicentenaire résonne encore de sa litanie rituelle. Suspendu au campanile de fer forgé du clocher, il veille en sentinelle zélée sur le petit port assoupi. Des bourrasques de pluie chaude balaient les quais déserts et font chanter en un concert improvisé les drisses des voiliers amarrés. Le staccato métallique des élingues le dispute au sostenuto de forge d'un sirocco parfumé qui se plaît à agiter les coques de noix comme autant de bouchons sur le plan d'eau irisé de la darse. Quelques pointus polychromes caparaçonnés de filets de pêche tirent nerveusement sur leur bout d'amarrage en une vaine tentative de gagner le large et de renouer, par leur étrave, avec le labourage fécond et rythmé de cette mer nourricière qui les affole.

C'est une de ces nuits d'Avril où le temps hésite encore entre s'accrocher à l'hiver pour prouver son pouvoir tyrannique ou s'offrir, magnanime, à la tiédeur débonnaire du printemps. Un de ces moments magiques entre chien et loup, entre sucré et amer, entre douillet et glacial, entre yin et yang, un de ces instants qu'on croirait comme suspendus entre parenthèses d'éternité, où le coeur de l'Homme frissonne et s'abandonne à la mélancolie de la poésie.

L'Homme est là précisément. Silencieux, respectueux, debout derrière la seule fenêtre allumée du village. Une bonne fille de fenêtre à carreaux de plomb, battue par des rafales de gouttes tièdes qui y font ruisseler de petites traînées de sable rouge venu des côtes africaines, là-bas, de l'autre côté de la Méditerranée, transporté par ce vent du Sud qui se joue des frontières dérisoires des hommes.

L'Homme est là sans y être. Ses yeux aigue-marine fixent vaguement un point imaginaire au -delà des rigoles ocres qui brouillent sa vue. Le tracé lancinant des filets d'eau désordonnés cherchant leur chemin sur la vitre vers cette terre qui les absorbera goulûment avant de les rendre à l'éther sous forme de rosée matinale le plonge dans une douce rêverie. Son esprit court avec le vent, là-haut, ectoplasme de brume qui caracole fougueusement sur les nuages échevelés, pique sur la digue de roches, effectue une ressource acrobatique en rugissant, martèle furieusement le pont d'une vieille goélette brinquebalante avant de caresser la frange d'écume des vagues et d'y mourir en un dernier baiser comme pour se faire pardonner.

Dong Dong Dong Dong Dong Dong Dong Dong Dong Dong Dong Dong

Les douze coups asthmatiques de la vieille horloge normande valétudinaire le ramènent à la réalité. Ce décalage permanent avec le bourdon de l'église fait naître un sourire amusé sur ses lèvres. Cette approximation dans la mesure du temps qui s'écoule lui apparaît comme un à-peu-près de génie. Un pied de nez effronté à l'orgueil des hommes qui ont voulu, avec leurs horloges atomiques, leurs oscillations de quartz et leurs étalons de nano-secondes, maîtriser le facteur le moins maîtrisable, le temps. Toujours ce vieux rêve prométhéen de régenter le monde. Dérisoire tentative d'asservissement, révélatrice de la psychose engendrée chez l'homme par ce qui lui apparaît comme l'inéluctable sablier le poussant vers la mort.
Quelle meilleure façon pourtant, pour le maîtriser, que d'en nier par instants la fuite pour mieux s'approprier des instants d'éternité complice ?

Il aimait ce travail de nuit pour la possibilité qui lui était ainsi offerte de s'affranchir du despotisme de la montre , succédané moderne des bracelets d'esclaves antiques dont l'homme a désormais librement consenti à se ceindre.
"Veilleur de nuit, le gardien du temps" prononce-t-il à mi-voix en souriant, séduit par cet aphorisme définitif.

DOOOOOooooooooooooooong DOOOOOooooooooooooooong

Quelqu'un attend à la porte d'entrée de la vieille auberge. Il se félicite d'avoir remplacé la veille le timbre vrillant et agressif de la sonnette électrique d'origine par une invention new-age de son cru: le scellement dans la maçonnerie du porche d'un gong bouddhiste, petite coupelle de bronze dont les adeptes en prières sollicitent les vibrations harmonieuses pour accompagner leurs mélopées vers le ciel. Il trouvait à ces résonances colorées des accents à la fois sereins et jubilatoires et restait empreint d'une respectueuse fascination pour le savoir-faire de l'artisan qui avait su façonner le métal en fusion au point de le faire chanter.

DOOOOOooooooooooooooong

Le client s'impatiente. Encore une victime expiatoire de Chronos, ce dieu du temps exigeant et dévorant.
Il ouvre la porte au candidat à l'infarctus, l'hôte de la chambre 5, un quinquagénaire dédaigneux qui s'efface pour laisser entrer sa jeune femme dont il accuse à peine le double de l'âge, une lolita perverse à la bouche gourmande.
Pour la seconde fois de la soirée, après leur avoir indiqué quelques heures auparavant les coordonnées du meilleur écailler du port, une fulgurante décharge d'adrénaline parcourt ses reins.
Précédée d'une arrogante paire de seins outrageusement moulée dans une mini-combinaison de latex, elle le frôle en le gratifiant d'une oeillade appuyée. Nimbée d'une effluve de fragrances capiteuses, aux senteurs de musc et d'ambre mêlées, lourdes de promesses, elle se met à gravir lentement les marches d'escalier en ondulant des hanches avec une provocation étudiée.
Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants
et d'autres corrompus, riches et triomphants ...

Hypnotisé par cette démarche chaloupée qui exprime l'art consommé avec lequel, depuis plus de 5000 ans, les courtisanes cyniques s'attachent les mâles dits dominants, il lui revient en mémoire-flash la voix éraillée d'Higelin accroché à son piano en dérive dans un bar de la citadelle de Calvi une nuit d'été:
" ces petits culs voluptueux
qui vous attrapent par les yeux
pour mieux vous passer les menottes."

"Ma clé, je vous prie! " assène, glacial, le mari, dont la sécheresse sonne comme un aveu de résignation, geôlier sans illusions de la belle salope. Beaucoup de femmes mariées apparaissaient décidément à l'Homme comme des hétaïres légales qui exerçaient leur douteux commerce sous la double onction hypocrite et complice du Code civil et de l'Evangile.

Plus troublé par la sulfureuse apparition qu'il n'eût bien voulu l'admettre, il se met à arpenter lentement la pièce qui fleure bon la cire et la lavande, avec la nonchalante langueur de ceux dont l'élégance est intérieure et cette démarche assurée qui trahit la quarantaine bien intégrée.
Ses longs doigts aux ongles soignés épousent maintenant avec reconnaissance les courbes du petit autel bénédictin acquis l'an passé par le propriétaire des lieux à la brocante de l'Isle-sur-la Sorgue et qui baigne désormais dans le clair obscur profane du salon. Il éprouve une tendresse particulière pour la dévotion absolue avec laquelle l'artiste a affublé la sobre statue de noyer polychrome de ce Saint Eloi aux yeux vides d'un panthéon de colonnes torses ouvragées surmontées de pompeux pilastres corinthiens.
Comment une religion fondée à l'origine sur le dépouillement, le renoncement et l'illumination mystique dictés par le désert dont elle était issue avait-elle pu à ce point perdre son âme dans une débauche tarabiscotée d'ornements, de dorures et de décorum somptuaire, clone caricatural du paganisme qu'elle était censée combattre ? Comment ces 10 commandements limpides, se concevant bien car s'énonçant clairement, avaient-ils pu se pervertir dans des milliers de textes, d'exégèses, de bulles pontificales, de gloses contradictoires sous la plume de clercs orgueilleux et de docteurs en droit canon, véritables technocrates de la spiritualité qui avaient eu l'indécence de substituer leur cerveau à leur coeur, tentant vainement d'enchaîner par l'intellect ce qui eut dû s'envoler par l'esprit ? Il ne pouvait s'empêcher de ressentir un sourd malaise face à ce qui lui apparaissait d'évidence comme un gigantesque complot des médiocres cherchant à noyer le poisson de la simplicité révélée et à manipuler des masses dévotes au profit de stricts intérêts temporels.

Cette pensée le ramène vers le bureau. Il s'y assied, respire profondément, effleure délicatement le clavier de son ordinateur, fidèle compagnon de veille, fixe l'écran bleuté sur lequel s'affichent en scintillant les derniers mots saisis quelques instants auparavant et se laisse à nouveau emporter par l'ivresse de l'écriture.

Les mots se donnent sous ses doigts gourmands. Le droit au repentir qu'autorise un logiciel de traitement de texte le fascine et le terrifie à la fois. Fascination pour ce cadeau qui lui est offert de peaufiner, de ciseler, d'épurer sa pensée en temps réel, sans effort. Terreur pour la fugacité d'existence de ces phrases qui se créent, s'attouchent, s'entrelacent et se séparent en une ronde folle, constructions éphémères dont l'existence est suspendue à la seule pression d'un index ingrat sur la touche "Effacer", aussitôt remplacées par des successeurs triomphants au destin tout aussi incertain...

Dong!

Une heure du matin! Cela fait déjà près d'une heure qu'il se livre à ce cyber-échange. Il s'en trouve épuisé.

Le doigt est gourd, le cerveau vrillé. Il réalise que ce dialogue obsessionnel avec une machine ne supportant que des commandes et des instructions précises, au fur et à mesure de l'adoption de logiciels plus gourmands et sophistiqués, l'amène à un niveau d'exigence toujours plus haut. Cette inter activité sollicite ses neurones de façon croissante. Stimulante au début, elle se révèle de plus en plus contraignante et une osmose perverse s'opère petit à petit entre le robot et lui. Assimilation totale entre son cerveau et un disque dur, plus ou moins engorgé; entre ses souvenirs et des fichiers, plus ou moins accessibles; entre son corps même, disque-mémoire périphérique dont les émotions stockées réapparaissent au gré de sollicitations des cinq sens.
Se sentant lui-même saturé d'informations parasites, il se prend de sympathie soudaine pour tous ses contemporains soumis aux risques de surchauffe cérébrale dans cette surenchère échangiste avec l'ordinateur, et à leur conséquence ultime, non pas un banal court-circuit, mais une dépression nerveuse sans appel.
Sans compter les avatars schizophrènes des "screen-agers", ces adolescents se projetant jusqu'à la fusion-absorption dans l'univers virtuel des nouveaux jeux d'arcade.

Besoin d'images, de sons, désoeuvrement...
Sa main tâtonne, se saisit avidement de la clé des songes en conserve, petite télécommande ergonomique de polycarbonate anthracite. Un deuxième écran, en 16/9 celui-là, bleuit au salon, fenêtre hypnotique vomissant par satellite à jet continu son concentré instantané d'humanité, parfois grave, souvent absurde, toujours inachevé.

ZAP!

Embouteillages monstres aux issues de la quasi-totalité des métropoles occidentales. Ce flux croissant d' échanges autoroutiers qui a réellement assuré la prospérité de la civilisation contemporaine par son transfert de savoir-faire, de valeur ajoutée et de marchés lui apparaît tout à coup comme une lente condamnation à mort si aucune mesure sérieuse n'est prise. Il voit dans ces véhicules filant sur les voies expresses des globules rouges charriant l'oxygène des poumons aux membres et aux organes, facteurs de vitalité. Puis bloqués dans les embouteillages, chargés d'acide lactique, comme autant de vecteurs de nécrose, asphyxiant ceux-là même qu'ils étaient venus nourrir.

ZAP!

Fraîchement élu, un leader politique interchangeable, pléonasme révélateur, clone aseptisé d'une énarchie conquérante, félicite mollement les téléspectateurs de la justesse de leur choix, tandis que son regard trahit la passion immodérée du pouvoir et l'aptitude à toutes les compromissions pour le conserver. Dents blanches et incisives aiguisées. Le décalage entre ce théâtre d'ombres à la Platon qu'est devenu le Palais-Bourbon, aveuglé d'intrigues florentines et partisanes et les attentes de ses concitoyens lui apparaît tout à coup à ce point abyssal qu'il confine au sublime. Tandis que, sur le plateau, l'impétrant annône une réponse préfabriquée en réponse à la question téléguidée d'une journaliste aux ordres, il réalise que l'électeur pénétrant dans un isoloir ne lui est jamais apparu à ce point comme "un crocodile entrant dans une maroquinerie" selon le mot du regretté Coluche.
Fatigué de cette lucidité qui lui fait dorénavant décoder systématiquement les non-dits et les sous-entendus, il étreint au hasard la télécommande salvatrice.

ZAP!

Un soap-opéra américain met en scène une blonde peroxydée et permanentée, morphée au silicone, étreignant en geignant la photo d'un acteur au sourire stéréotypé de l'Actoria Studio. Dents blanches et jeu convenu.
"Je t'aime!" sanglote-t-elle. "Aime-moi" traduit-il en pensée.
"Tu me plais!" susurre-t-elle. "L'image que tu me renvoies de moi gratifie mon ego" corrige-t-il en lui-même.
Le malentendu a décidément la vie dure. Trop, c'est trop.

ZAP! ZAP! ZAP!

Télé-achats au consumérisme boulimique, sitcoms tiédasses, compétitions sportives abrutissantes, talk-show névrotiques, jeux débilitants, séries B amorties 20 fois , publicités désobligeantes pour incontinents . Dents blanches et cerveaux lents, terrorisme de la forme au détriment du fond, victoire déloyale du paraître sur l'être...
Il craque, actionne rageusement le bouton rouge. Aliénation, abrutissement, hypnose, panem et circenses. Le téléspectateur approuve, oublie, se grise, zappe, grisé par ce pouvoir illusoire de choisir dont il s'imagine investi par la grâce de sa télécommande. Pour mieux tomber un peu plus loin, victime consentante, dans les rets d'avides manipulateurs un peu plus malins. Communiant avec enthousiasme à la grand-messe collective du JT de 20 heures, le télé-addict pose lui-même la tête sur le billot cathodique. Sous le bombardement neutronique continu des canons à particules sur son écran, les ondes de son cerveau entrent en phase téta, neutralisent ses filtres critiques et le font consommer sans distinction éveil et manipulations, vérités et mensonges, vacances de rêve et presse-purée électromagnétique, conscience et abrutissement en une soupe épaisse et indigeste qu'il lape à grandes gorgées gourmandes.

STOP! VITE!

Fissshhhhhhhhh. L'écran s'illumine d'un big-bang chuinté puis s'éteint.

La comparaison entre ces deux écrans bleus scintillants qu'il vient de consulter à tour de rôle le fascine. Écran d'ordinateur sur lequel il se promenait il y a encore un instant sur Internet et téléviseur qu'il vient de consommer jusqu'à satiété. A la fois si semblables et si différents. L'un, interactif, exigeant mais rigoureux lui permet de chercher à son rythme l'information dans la grande bibliothèque du monde en stimulant sa curiosité et son sens critique. L'autre dégorge de façon saccadée des flots d'informations congelées, prédigérées et effleure l'écume du réel avec l'indéniable pouvoir de séduction que confère l'image en mouvement.

Il se surprend à se demander lequel des deux outils serait absorbé par l'autre, à la suite de l'imminente fusion technologique qu'annoncent les hommes de marketing en se pourléchant à l'avance des perspectives financières qu'offrira le renouvellement de ce parc de matériel. Il craint à la vérité que la logique anesthésiante de l'étrange lucarne ne l'emporte dans un combat qui lui semble perdu d'avance. Les services Internet ayant déjà préfiguré la chronique d'une mort annoncée en bâillonnant cet exceptionnel outil de liberté ouvert sur le monde, pour enfermer l'internaute dans le choix préfabriqué et restrictif d'une galerie marchande de quartier.
Il ne peut s'empêcher d'y percevoir le sadisme d'enfants ayant offert la liberté à de somptueux papillons de nuit, ténébreux et nobles, avant d'allumer des projecteurs sur la traîtresse incandescence desquels viennent rôtir les chevaliers nocturnes, transformés en dérisoires phalènes affolées et fébriles.








Calme, silence, entrecoupé de temps à autre à travers les persiennes du chant du vent dans les platanes.
Il saisit délicatement sur l'étagère une lampe à huile ronde et plate, la remplit lentement de pétrole coloré d'un jaune ambré, y introduit une courte mèche de cristal. Il en approche son zipo de cuivre, actionne la molette d'un claquement sec et la petite flamme bondit joyeusement, chantante, gazouillante, avec cette malice mordorée qui a toujours empli le coeur de l'homme de nostalgie depuis la nuit des temps. Il éteint la lumière.
" Quelle plus syntonie avec le silence qu'une flamme ? " se demande-t-il.


"Prométhée des temps modernes qui a inventé la fée électricité, en croyant s'affranchir du rythme des journées solaires qui l'aliénaient, l'homme n'a-t-il d'ailleurs pas signé lui-même sa longue descente aux enfers en abandonnant les cycles circadiens qui le régulaient et en y trouvant prétexte à travailler et se divertir nuit et jour ? Et le progrès technologique censé le libérer ne l'asservirait-il pas ainsi davantage?"

Sur ces sourdes interrogations, il s'assoupit tandis que les éclats dansants de la flamme caressent tendrement d'ombres mouvantes les reliefs de son visage buriné, le teintant de cuivre et d'or en fusion.

Un film indispensable à voir sans tarder: "une vérité qui dérange"

Allez voir sans tarder un film in-dis-pen-sable :” Une vérité qui dérange “, actuellement sur les écrans.
Au-delà du côté inévitablement auto-promotionnel du narrateur - l’ancien concurrent de George Bush à la candidature de la Présidence des Etats-Unis, peut-être pas sans arrière-pensée politique - ce documentaire didactique a le mérite de mettre enfin clairement en perspective l’état des connaissances scientifiques indiscutables sur le réchauffement de la planète, leurs conséquences prévisibles à court et moyen terme et suggère des pistes pour éviter ces dernières.
Tout le reste de l’actualité vous apparaitra probablement singulièrement dérisoire...
S’il n’y a qu’une information à acquérir aujourd’hui, c’est celle-ci. Courrez-y vite avant que les distributeurs ne retirent le film des salles !
... Ou cliquez tout de suite sur le lien suivant pour en savoir plus http://www.criseclimatique.fr



« Ce film lève les derniers doutes : les changements climatiques globaux mettent l’humanité au pied du mur ». Nicolas Hulot

« C’est le premier film catastrophe dont les responsables et les victimes sont dans la salle ». Yann Arthus Bertrand

« L’ancien Vice-Président des Etats-Unis déclenche le compte à rebours d’un désastre annoncé.Terrifiant ». Le Nouvel Observateur

SYNOPSIS
L’humanité est assise sur une bombe à retardement.Les savants du monde entier s’accordent pour dire qu’il
nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe planétaire – un dérèglement majeur du système climatique qui entraî-
nerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues de
chaleur meurtrières.Cette catastrophe d’une ampleur sans précédent,nous en serions les premiers responsables ;nous seuls
pouvons encore l’éviter. Plutôt que de sonner le tocsin de l’apocalypse ou de céder à la délectation morose, UNE VÉRITÉ
QUI DÉRANGE a choisi d’illustrer et relayer l’action et le combat passionné d’un homme, l’ancien Vice-président Al Gore
qui, depuis cinq ans, sillonne les États-Unis pour persuader ses concitoyens de l’urgente nécessité de réagir à cette crise.

lundi 18 décembre 2006

Exemple 2 de Dossier de presse: l'hotel Le Beauvallon sur le Golfe de Saint Tropez

COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Lancé pendant la saison d’hiver 1913-1914, l'Hôtel Le Beauvallon, palace mythique du Golfe de Saint Tropez, va fêter cette année ses 90 ans. Cet anniversaire propulse sous les feux des projecteurs de l’actualité la plus ancienne unité hôtelière encore en exploitation, d’une région pourtant prodigue en structures réceptives de qualité.

Majestueux vaisseau ancré à l’époque en pleine campagne face à la mer, il a réellement inauguré la longue tradition d’accueil qui se perpétue et se développe année après année sur ces rivages. Il est ainsi l’un des premiers et principaux témoins de la période la plus brillante de la Côte d’Azur, la Belle Epoque, brutalement interrompue par le séisme de la Première Guerre Mondiale.

Symboles architecturaux dédiés au plaisir des sens et de l’art de vivre, ses salons résonnent encore des soirées élégantes, fastueuses et frivoles des fêtes dont raffolait l’aristocratie et la bourgeoisie d’affaires de l’époque.

Dessiné pour l’agrément de ces hivernants mondains au train de vie fastueux qui défrayait la chronique, son parc paysager s’enorgueillissait d’une flore exceptionnelle au milieu de laquelle déambulaient les artistes, peintres et écrivains les plus en vue, dont les œuvres ont décrit toute la recherche esthétique et l'excentricité d’un mode de vie inégalé à ce jour.

Dépositaire de cette tradition de bien-vivre et d’élégance depuis maintenant près d’un siècle, Le Beauvallon assume avec fierté ce statut de précurseur et d’innovateur sur les rivages d’un golfe, qui voyait à l’époque voguer davantage de tartanes de commerce et de pointus de pêcheurs que les yachts effilés de gentlemen plaisanciers.

Animée du souci d’inscrire ce prestigieux paquebot dans la continuité de raffinement et de confort qui ont toujours présidé à sa destinée, son équipe dirigeante entend réaffirmer à l’occasion de cet anniversaire la mise à niveau d’une offre d’exception apte à satisfaire les attentes des clients les plus exigeants.

Depuis plusieurs années, l’Hôtel a notamment entrepris d’impulser une offre qui s’inscrive dans la durée et la régularité, qualités qui avaient cruellement fait défaut avant sa reprise en main par ses actuels propriétaires : l’achèvement d'un important programme de rénovations qui lui a rendu son lustre d'antan, l’arrivée à maturité d’une offre gastronomique talentueuse, la mise en œuvre de Studios Spas privatifs venant permettre de corriger les éventuels et légitimes excès de gourmandise, expriment les savoureuses manifestations de ce renouveau.

Cette politique d’améliorations et d’innovations alliée au prestige dont jouissait déjà l’Hôtel le Beauvallon - eu égard à sa notoriété, la qualité de ses prestations et son emplacement - ont séduit le réseau « Hôtels et Préférence » qui vient de l’honorer de sa toute récente affiliation.
www.hotelspreference.com

La belle dame du Golfe porte décidément bien ses 90 Printemps et les célèbrera dignement tout au long d’une année hautement symbolique.

-----------------------------

Superbe palace Belle Epoque dominant le Golfe de Saint-Tropez, l'hôtel Le Beauvallon déroule depuis l’hiver 1913-1914 le tapis de verdure de ses six hectares de parc aux essences méditerranéennes jusqu'à sa plage privée, face à la célèbre Cité des Corsaires. Cet emplacement exceptionnel a été aménagé dès l'origine avec luxe et raffinement.

Le Tout-Paris de l'époque s'y précipite dès l'ouverture et sa renommée ne s'est jamais tarie depuis. La plupart des grands de ce monde et des artistes y ont séjourné de longues semaines pour en savourer les délices. Scott Fitzgerald, Paul Géraldy, Lady Churchill, Michèle Morgan, Edward Kennedy y avaient leurs habitudes.

Juste récompense d'un souci constant d'améliorations, cette offre d'exception a été distinguée en 1979 par la remise au propriétaire de l'époque du prix "Prestige du Tourisme" délivré par le Secrétariat d'Etat au Tourisme.

En sommeil durant plusieurs années, il est racheté en 1997 par ses propriétaires actuels, séduits par l'espace et la sérénité de cette enclave hors du temps. Un important programme de rénovations mené depuis, a su lui rendre son lustre d'antan. Calme et discret, loin de l'agitation et de la fébrilité tropézienne et pourtant à quelques minutes du port grâce à sa navette privée, il enchante désormais les amateurs d'élégance simple, de sérénité et de luxe raffiné.

L'un des rares palaces de la Côte d'Azur à proposer à la fois un parcours de golf 18 trous contigu, 6 courts de tennis à proximité immédiate, deux bars, deux restaurants, un centre de remise en forme, une plage et un ponton privés, une navette maritime régulière vers le port de Saint Tropez ainsi que deux bateaux de croisière à la journée, Le Beauvallon est un lieu unique, aussi bien dédié aux attentes d'une clientèle chic et décontractée qu'à celles des entreprises recherchant des écrins d'exception pour leurs manifestations.

Il ne manquait plus que la stabilité d'un Chef d'exception pour donner le ton de l'ambition gastronomique du Beauvallon. Entamant sa troisième saison consécutive aux fourneaux du célèbre palace, Jean Michel Belin, l'un des jeunes chefs les plus créatifs et prometteurs de sa génération, a pris ses marques en s’appropriant une cuisine inventive et originale. Formé à l'exigeante école de Christian Willer à Cannes, cet auvergnat inventif a rodé son répertoire international en Californie, à Hawaï, à Barcelone avant de venir revisiter de manière insolite le répertoire provençal en hissant son précédent restaurant "Le Château" à Châteaudouble dans le Haut Var, au niveau d'une incontournable étape gastronomique.

Dans ce cadre exceptionnel de la Baie de Saint Tropez, le restaurant gastronomique Les Colonnades vous invite dorénavant à découvrir des créations culinaires arrivées à maturité: une cuisine contemporaine, des saveurs à dominante méditerranéenne bien qu'influencées par le meilleur de la cuisine internationale.

Jean-Michel Belin trace ainsi durablement le sillon de son talent et a su imposer en trois ans Le Beauvallon dans le cercle étroit des grandes signatures de la haute gastronomie de la Côte d’Azur. Une table incontournable qui s’installe durablement dans le paysage régional et n'a pas fini de faire parler d'elle !

Les éventuels petits excès que pourrait susciter cette escapade gourmande seront facilement corrigés grâce au centre de bien-être que propose désormais l'hôtel: Si le jacuzzi extérieur de 7 mètres, chauffé, installé près de la piscine à débordement du Beach Club et les équipements de remise en forme du fitness center ne suffisent pas, trois studios spas privatifs sont dorénavant proposés à la clientèle qui peut ainsi profiter en toute intimité d'une gamme étendue de massage, traitements thérapeuthiques et soins de beauté: les bénéfices de la douche à jets et à vapeur et de la baignoire à remous (semi-extérieure) seront décuplés par la mise à disposition d'une ligne exclusive de produits marins et de sels de bains minéraux volcaniques japonais.

Pour affirmer cette reconquête des heures brillantes de la Riviera dont l’hôtel fut un précurseur et un témoin unique, Le Beauvallon fêtera dignement ses 90 ans tout au long de l’année pour redonner vie aux fastes inspirés de Gatsby Le Magnifique dont les rires et les accents de swing résonnent encore dans les salons. Comment ?
Patience … vous en serez les premiers avertis !